Depuis quelques semaines, je cherchais un nouveau projet pour quelques heures par semaine, qui puisse me permettre d'avoir une expérience davantage dans le social. Car mon projet actuel n'est que purement administratif et le contact avec des gens me manque beaucoup.
Je suis donc allée démarcher la Croix-Rouge, mais ils ne sont pas aussi actifs qu'en France par exemple et n'ont donc aucun projet en cours. J'ai tout de même rempli un dossier de candidature et le responsable m'appellera s'il y a des actions à venir.
Je suis ensuite allée à l'Unicef, qui gère pas mal de structures, notamment des centres pour enfants et adolescents. La femme a l'accueil était d'une amabilité débordante et semblait plutôt réticente à m'aider. J'ai insisté, elle a fini par me donner l'email d'une personne responsable de la communication et qui connait bien les différentes structures gérées par l'Unicef. Victoire! J'ai donc envoyé un email pour me porter volontaire, puis une relance, mais toujours pas de réponse...
J'ai aussi envoyé un email à une association de charité chrétienne qui rend visite à des enfants ayant la tuberculose. C'était un de mes derniers espoirs et j'avais vraiment bon espoir que ça marche. Malheureusement, ils ne prennent pas de volontaires pour une période inférieure à 6 mois, du fait de l'attachement avec les enfants. Même si je comprends tout à fait leur raison, j'étais super déçue.
Il me restait une autre association de charité chrétienne (la plupart des assos ici est religieuse), qui a différentes activités comme une cantine sociale, un centre de jour pour personnes âgées, un centre de jour pour les enfants, de la distribution alimentaire à domicile pour les personnes en précarité. Les activités ont l'air très intéressantes, le seul truc qui pouvait m'ennuyer un peu, c'était le côté religieux qui semblait assez prégnant, notamment à la lecture de leur site internet. Mais je n'ai pas hésité trop longtemps, car c'était soit ça, soit rien!
Du coup, j'envoie un email le dimanche soir et le lundi matin je reçois un appel, ils me proposent une rencontre le lendemain. Parfait, ça avance! :)
Le mardi, je vais donc visiter l'organisation et comme ça me plait bien, j'ai commencé le jour d'après. Je participe donc au service du repas le midi, ou vient une centaine de personnes âgées, et l'après-midi je participerai aux activités pour les personnes âgées. La plupart de ces personnes parle Russe plutôt que Roumain, donc je vais encore pouvoir améliorer mon Russe. Et les personnes étaient vraiment super accueillantes.
Je travaillerai donc dans cette structure les mardis et mercredis, dans ma structure officielle les jeudis et vendredis, et le lundi je continue d'aller voir ma collègue à la Maison des Savoirs :)
Sinon, côté vie quotidienne, il y a encore quelques petits soucis:
- pas d'eau chaude depuis 2 jours. Et là, l'eau est vraiment très très froide, donc on fait bouillir l'équivalent de 2 bouilloires, on mélange avec de l'eau froide, et hop! On ne sait pas combien de temps ça va durer.
- nous n'avons toujours pas le chauffage et parfois il fait plus froid dans notre appartement que dehors. En fait, le chauffage collectif en Moldavie n'est allumé que lorsque pendant 3 jours consécutifs, la température moyenne maximum est de 8°. Je crois qu'on peut attendre encore!
- il y aussi toujours plein de moustiques dans notre appartement, ah ils sont résistants!
- et chose un peu moins agréable, nous avons des vers sur le plafond de notre cuisine... oui, des vers. Il n'y en a pas énormément, mais bon ce n'est pas ce qu'il y a de plus sympa! et on ne sait pas d'où ils viennent.
Mais bon, finalement ça fait partie de la vie d'ici, et on s'y fait (bon, je dirai que les vers, c'est quand même limite!). Le plus embêtant, c'est de ne pas avoir d'eau du tout. Ca arrive parfois, l'eau est coupée pour la journée, sans qu'on sache pourquoi.
Sinon, la semaine prochaine, je recommence les cours de Roumain :) Je vais donc avoir des cours de Russe et de Roumain, c'est super! il me reste 9 cours pour chaque, ça correspond à la fin de mon séjour ici. En gros 2 mois, et j'imagine que ça va passer très vite!
dimanche 13 octobre 2013
dimanche 6 octobre 2013
Festival du vin
Le week-end du 5-6 octobre s'est tenu, comme chaque année, un évènement très important en Moldavie: le Festival du Vin!
Sur le boulevard principal de Chisinau, étaient installés les nombreux stands des entreprises vinicoles moldaves, avec souvent des dégustations et la possibilité d'acheter des bouteilles. Il y avait aussi de nombreux stands d'artisanat moldave ainsi que des stands de nourriture typique. Des concerts de musique traditionnelle agrémentaient le tout. Ambiance familiale en journée, et plus folle le soir (dû au vin consommé par les gens!).
Sinon, dans la nuit de samedi à dimanche, j'étais avec une copine et tout à coup, on sent que la terre tremble! Ca a duré quelques secondes, c'était une secousse assez faible. Puis les alarmes des voitures dehors se sont mises à sonner. Car ici, il y a énormément de voitures qui ont une alarme, mais une alarme qui imite différentes sirènes de police! et ces alarmes sont très sensibles et se déclenchent parfois pour un petit coup de vent, alors pour un tremblement de terre...!
En fait, un tremblement de terre de magnitude 8 avait été prévu 3 semaines auparavant, finalement il sera arrivé plus tard et avec une intensité plus faible (5 sur l'échelle de Richter). Eh oui, la Moldavie n'est pas loin d'une faille sismique!
Sur le boulevard principal de Chisinau, étaient installés les nombreux stands des entreprises vinicoles moldaves, avec souvent des dégustations et la possibilité d'acheter des bouteilles. Il y avait aussi de nombreux stands d'artisanat moldave ainsi que des stands de nourriture typique. Des concerts de musique traditionnelle agrémentaient le tout. Ambiance familiale en journée, et plus folle le soir (dû au vin consommé par les gens!).
Préparation des chachliks!
Moi, Janka et Arnaud devant l'entreprise Cricova, 2ème plus grande cave à vins du monde, que nous avions visité cet été.
Aperçu de l'important cordon de sécurité déployé pour l'évènement
Kvint, entreprise de Transnistrie
Sinon, dans la nuit de samedi à dimanche, j'étais avec une copine et tout à coup, on sent que la terre tremble! Ca a duré quelques secondes, c'était une secousse assez faible. Puis les alarmes des voitures dehors se sont mises à sonner. Car ici, il y a énormément de voitures qui ont une alarme, mais une alarme qui imite différentes sirènes de police! et ces alarmes sont très sensibles et se déclenchent parfois pour un petit coup de vent, alors pour un tremblement de terre...!
En fait, un tremblement de terre de magnitude 8 avait été prévu 3 semaines auparavant, finalement il sera arrivé plus tard et avec une intensité plus faible (5 sur l'échelle de Richter). Eh oui, la Moldavie n'est pas loin d'une faille sismique!
samedi 28 septembre 2013
Mid-term training en Ukraine
Vendredi 20 septembre, avec Ezia, copine italienne, nous avons pris un bus direction l'ouest de l'Ukraine, où nous avons notre séminaire de mi-parcours du SVE.
Quand nous montons dans le bus, nous cherchons nos places. Nous avons les places 51 et 52, nous nous dirigeons donc vers le fond du bus. Tiens, pourquoi les numéros s'arrêtent à 47??? Nous avions acheté nos billets la veille, donc il ne devrait pas y avoir de problème de place.
Le bus se remplit petit à petit. Avec Ezia, nous tentons de nous installer mais les gens dont nous occupons la place arrivent. Nous nous installons finalement sur deux sièges au milieu du bus et prions pour que personne ne soit là. Impossible de croire que nous pourrions passer le voyage (soit 12-13h) debout ou assises dans l'allée... C'est en effet fréquent en Moldavie que des gens achètent leur place au chauffeur au dernier moment et restent debout, mais en général c'est pour des marchutkas qui voyagent dans la Moldavie, donc 3h de trajet maximum.
Finalement, deux personnes sont restées debout pendant une partie du trajet en Moldavie...
A notre première halte à Orhei, à 1h30 de Chisinau, une vingtaine de personnes sont montées et se sont entassées dans l'allée...! trop folklo! Après presque 5 mois ici, ça réussit toujours à me surprendre! Bien sûr, elles n'allaient pas à Lviv, en Ukraine, mais dans des villages de Moldavie. Mais quand même, c'est tellement autre chose que chez nous.
Finalement, le trajet a duré presque 15h. Le bus s'arrêtait environ toutes les 2h, c'était long!
Nous arrivons à Lviv, complètement fatiguées (dur de bien dormir dans un car), il fait froid et il pluviote. Avant de trouver une auberge et de pouvoir visiter la ville, nous devons acheter nos billets de retour et nos billets pour aller à Slavske, le village dans les Carpates où nous avons notre séminaire.
Inutile de préciser que ça a pris un temps fou et que c'était absolument prise de tête!! Nous sommes d'abord allées à la gare centrale de trains, puis à la gare de bus, puis à la gare des trains suburbains (c'était dans le même coin, mais ça nous semblait tellement loin, avec nos sacs sur le dos!), pour comparer les prix et les horaires et voir ce qui correspondait le mieux à nos horaires de début et de fin de séminaire. Au bout de 2h, nous avons tous nos tickets.
Et maintenant, il faut trouver une auberge... Nous décidons d'abord d'aller nous manger une pizza, car nous n'en pouvons plus!
Nous trouvons donc une auberge très sympa dans le centre ville. Nous nous posons un peu et partons visiter, sous la grisaille. Lviv est une jolie ville, assez européenne.
Le soir, nous nous couchons tôt, fatiguées par le voyage.
Le lendemain nous avons un train pour Slavske à 8h30. C'est un train qui dessert toutes les petites villes de campagne, donc qui met 3h pour aller à notre destination. Les sièges sont en bois et il n'y a pas de chauffage, donc nous prenons notre mal en patience, essayant de nous emmitoufler dans nos vestes.
Les paysages sont superbes.
Arrivée à Slavske, charmante petite ville de montagne. Nous sommes vraiment dans un super cadre.
Voici la vue de notre hôtel ;)
Le séminaire commence dimanche en milieu d'après-midi. Les autres volontaires du groupe viennent tous de Donestk, à l'autre bout de l'Ukraine. Le groupe est vraiment très sympa.
Nous mangeons comme des rois, c'est le kiff! Le soir, nous passons la soirée autour du billard à boire des coups.
Le séminaire en lui-même est assez intéressant, parfois ennuyeux, mais aussi parfois difficile pour moi car il me rappelle ma déception quant à mon SVE...
Bref, ça a été 4 jours super, et lors du départ il y a un petit pincement au coeur. Je serais bien restée plus longtemps!
Le trajet de retour en bus est encore plus long. Nous sommes parties à 16h30 de Lviv, et nous ne passons la frontière que vers 3h30 du matin.
Justement, parlons-en!
Quand on voyage en bus, les policiers de frontière montent dans le bus et prennent les passeports un à un en vérifiant nos têtes. Puis ils vont dans leur bureau pour vérifier tous les passeports. A l'aller, ça avait pris 1h, aussi parce qu'ils avaient vérifié le car et les soutes. Parfois, ils demandent au chauffeur d'appeler une personne, pour vérifier quelque chose.
Cette nuit-là, j'ai fait partie de ces gens appelés. Ouh là, ce n'est pas bon signe!
Les deux policiers me demandent si je parle Russe et me demandent en me tendant mon passeport quel est mon sexe. Quoi?? Je regarde mon passeport et je m'aperçois qu'au lieu du "F", il y a un "M". Je suis donc un homme! Je leur explique que c'est la première fois que je m'aperçois de l'erreur. Ils me disent "Vous êtes entrée 3 fois sur le territoire ukrainien avec un passeport erroné? Vous savez que c'est interdit?" Ils continuent de parler un peu, mais je ne comprends pas. Puis, un "goodbye" cinglant.
Bref, je m'estime heureuse qu'ils s'en soient aperçus au retour et pas à l'aller, parce qu'ils auraient peut-être pu m'empêcher d'entrer en Ukraine (ou, aurait-ce été un abus de pouvoir? je ne sais pas).
Le bus repart. J'aperçois un grand panneau "Moldova", puis les panneaux routiers indiquant "Chisinau" et "Balti'. Je ressens ce sentiment heureux de rentrer chez moi
:)
Quand nous montons dans le bus, nous cherchons nos places. Nous avons les places 51 et 52, nous nous dirigeons donc vers le fond du bus. Tiens, pourquoi les numéros s'arrêtent à 47??? Nous avions acheté nos billets la veille, donc il ne devrait pas y avoir de problème de place.
Le bus se remplit petit à petit. Avec Ezia, nous tentons de nous installer mais les gens dont nous occupons la place arrivent. Nous nous installons finalement sur deux sièges au milieu du bus et prions pour que personne ne soit là. Impossible de croire que nous pourrions passer le voyage (soit 12-13h) debout ou assises dans l'allée... C'est en effet fréquent en Moldavie que des gens achètent leur place au chauffeur au dernier moment et restent debout, mais en général c'est pour des marchutkas qui voyagent dans la Moldavie, donc 3h de trajet maximum.
Finalement, deux personnes sont restées debout pendant une partie du trajet en Moldavie...
A notre première halte à Orhei, à 1h30 de Chisinau, une vingtaine de personnes sont montées et se sont entassées dans l'allée...! trop folklo! Après presque 5 mois ici, ça réussit toujours à me surprendre! Bien sûr, elles n'allaient pas à Lviv, en Ukraine, mais dans des villages de Moldavie. Mais quand même, c'est tellement autre chose que chez nous.
Sur la route, nous avons eu la chance d'apercevoir un magnifique coucher de soleil. La photo ne rend bien sûr presque rien de ce moment magique.
Ezia et moi dans le bus. Nous nous réjouissons des 12-13h de bus qui nous attendent! ;)
Finalement, le trajet a duré presque 15h. Le bus s'arrêtait environ toutes les 2h, c'était long!
Nous arrivons à Lviv, complètement fatiguées (dur de bien dormir dans un car), il fait froid et il pluviote. Avant de trouver une auberge et de pouvoir visiter la ville, nous devons acheter nos billets de retour et nos billets pour aller à Slavske, le village dans les Carpates où nous avons notre séminaire.
Inutile de préciser que ça a pris un temps fou et que c'était absolument prise de tête!! Nous sommes d'abord allées à la gare centrale de trains, puis à la gare de bus, puis à la gare des trains suburbains (c'était dans le même coin, mais ça nous semblait tellement loin, avec nos sacs sur le dos!), pour comparer les prix et les horaires et voir ce qui correspondait le mieux à nos horaires de début et de fin de séminaire. Au bout de 2h, nous avons tous nos tickets.
Et maintenant, il faut trouver une auberge... Nous décidons d'abord d'aller nous manger une pizza, car nous n'en pouvons plus!
Nous trouvons donc une auberge très sympa dans le centre ville. Nous nous posons un peu et partons visiter, sous la grisaille. Lviv est une jolie ville, assez européenne.
Le soir, nous nous couchons tôt, fatiguées par le voyage.
Le lendemain nous avons un train pour Slavske à 8h30. C'est un train qui dessert toutes les petites villes de campagne, donc qui met 3h pour aller à notre destination. Les sièges sont en bois et il n'y a pas de chauffage, donc nous prenons notre mal en patience, essayant de nous emmitoufler dans nos vestes.
Les paysages sont superbes.
Arrivée à Slavske, charmante petite ville de montagne. Nous sommes vraiment dans un super cadre.
Voici la vue de notre hôtel ;)
Le séminaire commence dimanche en milieu d'après-midi. Les autres volontaires du groupe viennent tous de Donestk, à l'autre bout de l'Ukraine. Le groupe est vraiment très sympa.
Nous mangeons comme des rois, c'est le kiff! Le soir, nous passons la soirée autour du billard à boire des coups.
Le séminaire en lui-même est assez intéressant, parfois ennuyeux, mais aussi parfois difficile pour moi car il me rappelle ma déception quant à mon SVE...
Bref, ça a été 4 jours super, et lors du départ il y a un petit pincement au coeur. Je serais bien restée plus longtemps!
Le trajet de retour en bus est encore plus long. Nous sommes parties à 16h30 de Lviv, et nous ne passons la frontière que vers 3h30 du matin.
Justement, parlons-en!
Quand on voyage en bus, les policiers de frontière montent dans le bus et prennent les passeports un à un en vérifiant nos têtes. Puis ils vont dans leur bureau pour vérifier tous les passeports. A l'aller, ça avait pris 1h, aussi parce qu'ils avaient vérifié le car et les soutes. Parfois, ils demandent au chauffeur d'appeler une personne, pour vérifier quelque chose.
Cette nuit-là, j'ai fait partie de ces gens appelés. Ouh là, ce n'est pas bon signe!
Les deux policiers me demandent si je parle Russe et me demandent en me tendant mon passeport quel est mon sexe. Quoi?? Je regarde mon passeport et je m'aperçois qu'au lieu du "F", il y a un "M". Je suis donc un homme! Je leur explique que c'est la première fois que je m'aperçois de l'erreur. Ils me disent "Vous êtes entrée 3 fois sur le territoire ukrainien avec un passeport erroné? Vous savez que c'est interdit?" Ils continuent de parler un peu, mais je ne comprends pas. Puis, un "goodbye" cinglant.
Bref, je m'estime heureuse qu'ils s'en soient aperçus au retour et pas à l'aller, parce qu'ils auraient peut-être pu m'empêcher d'entrer en Ukraine (ou, aurait-ce été un abus de pouvoir? je ne sais pas).
Le bus repart. J'aperçois un grand panneau "Moldova", puis les panneaux routiers indiquant "Chisinau" et "Balti'. Je ressens ce sentiment heureux de rentrer chez moi
:)
dimanche 8 septembre 2013
Jour de l' "indépendance" transnistrienne
Le 2 septembre, c'est le jour de l' "indépendance" de ce petit territoire non reconnu par la communauté internationale, officiellement moldave mais officieusement indépendant. Il fonctionne réellement comme un pays indépendant: il a sa propre monnaie (le rouble de Transnistrie, que l'on ne trouve nulle part ailleurs au monde, même pas dans le reste de la Moldavie, il faut donc changer ses lei moldaves en arrivant en Transnistrie), son propre drapeau, son propre Président et gouvernement, etc. Par contre, comme il n'est pas reconnu par la communauté internationale comme un Etat, il ne dispose pas de tampon officiel à apposer sur le passeport.
Donc à la frontière, on doit remplir un papier en double exemplaire (état civil, numéro de passeport, adresse où l'on se rend, motifs du voyage, temps que l'on y reste), on en donne un au garde-frontière et on garde le 2ème pour la sortie du "pays". Surtout à ne pas perdre, car on n'a le droit de rester que 10h maximum en Transnistrie, au-delà il faut se déclarer dans un office.
On nous avait dit de nombreuses choses sur le passage de la frontière, comme par exemple que l'on pouvait nous demander de l'argent, ou encore que c'est dangereux de s'y rendre. Mais, nous n'avons eu aucun problème. Je pense que ça dépend des personnes qui sont au poste-frontière, de leur bon-vouloir. Mais je me demande si ce n'est pas aussi les Moldaves qui exagèrent la chose, car ils sont nombreux à ne pas aimer la Transnistrie (avec raison). Et en même temps, je sais que c'est un "pays" corrompu, où la mafia règne, un pays qui garde comme modèle politique l'Union Soviétique. Et qu'il y a eu des histoires d'emprisonnement sans raison, ce genre de choses.
Bon, nous on y est allées une journée, donc on n'a bien sûr aucun recul, mais ce que nous avons vu était loin de ce qu'on nous avait raconté.
Je m'attendais vraiment au côté époque soviétique. A part une grande statue de Lénine devant le Palais présidentiel, à part la glorification de l'Armée en ce jour particulier (des chars et autres véhicules de guerre étaient en exposition et les enfants étaient ravis de poser dessus), je n'ai pas trouvé ce côté soviétique.
Par contre, il y a des bâtiments officiels qu'il est interdit de prendre en photo (il y a des panneaux avec un appareil photo barré), car ce sont des endroits stratégiques.
Mais le reste ressemble fortement à la Moldavie. A part que l'on y parle Russe.
La journée était très animée, de la danse, des chants, des gens joyeux (en partie grâce à l'alcool!), une ambiance familiale et bon enfant, des stands de nourriture traditionnelles, des grillades (avec notamment les chachliks). Et les festivités étaient assez étendues. Bref, c'était plus animé et festif qu'à Chisinau, aussi parce que les Transnistriens se doivent de montrer leur fierté d'être Transnistriens.
Et un Moldave de Chisinau a souligné quelque chose de très pertinent: pourquoi fêter notre indépendance (de la Moldavie), nous qui sommes plus ou moins contrôlés par la Russie, qui sommes rongés par la corruption? Où est-elle notre liberté et notre indépendance?
...
Je n'ai jamais vu autant de mariages qu'en Moldavie! A Chisinau, on voit régulièrement des nombreux couples de mariés faisant leur photos de mariage. Ca se passe le week-end, mais aussi en semaine, c'est assez incroyable. Et beaucoup louent des limousines pour l'occasion, donc je n'ai aussi jamais vu autant de limousines qu'à Chisinau!
Ici, on voit toute une troupe de mariées, mais sans les mariés. Vont-elles faire des photos en ce jour spécial? nous ne savons malheureusement pas!
Donc à la frontière, on doit remplir un papier en double exemplaire (état civil, numéro de passeport, adresse où l'on se rend, motifs du voyage, temps que l'on y reste), on en donne un au garde-frontière et on garde le 2ème pour la sortie du "pays". Surtout à ne pas perdre, car on n'a le droit de rester que 10h maximum en Transnistrie, au-delà il faut se déclarer dans un office.
On nous avait dit de nombreuses choses sur le passage de la frontière, comme par exemple que l'on pouvait nous demander de l'argent, ou encore que c'est dangereux de s'y rendre. Mais, nous n'avons eu aucun problème. Je pense que ça dépend des personnes qui sont au poste-frontière, de leur bon-vouloir. Mais je me demande si ce n'est pas aussi les Moldaves qui exagèrent la chose, car ils sont nombreux à ne pas aimer la Transnistrie (avec raison). Et en même temps, je sais que c'est un "pays" corrompu, où la mafia règne, un pays qui garde comme modèle politique l'Union Soviétique. Et qu'il y a eu des histoires d'emprisonnement sans raison, ce genre de choses.
Bon, nous on y est allées une journée, donc on n'a bien sûr aucun recul, mais ce que nous avons vu était loin de ce qu'on nous avait raconté.
Je m'attendais vraiment au côté époque soviétique. A part une grande statue de Lénine devant le Palais présidentiel, à part la glorification de l'Armée en ce jour particulier (des chars et autres véhicules de guerre étaient en exposition et les enfants étaient ravis de poser dessus), je n'ai pas trouvé ce côté soviétique.
Par contre, il y a des bâtiments officiels qu'il est interdit de prendre en photo (il y a des panneaux avec un appareil photo barré), car ce sont des endroits stratégiques.
Mais le reste ressemble fortement à la Moldavie. A part que l'on y parle Russe.
La journée était très animée, de la danse, des chants, des gens joyeux (en partie grâce à l'alcool!), une ambiance familiale et bon enfant, des stands de nourriture traditionnelles, des grillades (avec notamment les chachliks). Et les festivités étaient assez étendues. Bref, c'était plus animé et festif qu'à Chisinau, aussi parce que les Transnistriens se doivent de montrer leur fierté d'être Transnistriens.
Et un Moldave de Chisinau a souligné quelque chose de très pertinent: pourquoi fêter notre indépendance (de la Moldavie), nous qui sommes plus ou moins contrôlés par la Russie, qui sommes rongés par la corruption? Où est-elle notre liberté et notre indépendance?
...
Le Dniestr
Mémorial de la guerre
Le Palais Présidentiel, sous l'autorité de Lénine
La faucille et le marteau - 2 septembre jour de la République
Je n'ai jamais vu autant de mariages qu'en Moldavie! A Chisinau, on voit régulièrement des nombreux couples de mariés faisant leur photos de mariage. Ca se passe le week-end, mais aussi en semaine, c'est assez incroyable. Et beaucoup louent des limousines pour l'occasion, donc je n'ai aussi jamais vu autant de limousines qu'à Chisinau!
Ici, on voit toute une troupe de mariées, mais sans les mariés. Vont-elles faire des photos en ce jour spécial? nous ne savons malheureusement pas!
Tiraspol, capitale de la Transnistrie
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